|
Initiées
en France par le Laboratoire d'Optique Atmosphérique
, les mesures photométriques ont montré leur
intérêt pour la caractérisations des aérosols.
Un photomètre automatique a été construit
par la société française CIMEL électronique
, en collaboration avec le LOA et la NASA. Dans cette version
automatique, l'instrument est doté d'un panneau solaire
et de batteries rechargeables, ce qui lui confère une
autonomie complète. Il est équipé d'un
robot deux axes permettant des mouvements dans les plans zénithaux
et azimutaux, il peut donc viser tout point de la voûte
céleste avec une précision de 0.05°. Le
champ de vue de l'instrument est de 1.2°, il possède
deux détecteurs, un pour les visées solaires
et un pour les mesures de luminance de ciel. Les deux collimateurs,
d'une longueur de 33cm ont été dessinés
afin d'éviter la lumière parasite lors des mesures
d'auréole effectuées à proximité
du soleil.
Le collimateur utilisé
pour les mesures de luminance dispose d'une lentille afin
d'avoir une meilleure dynamique. La roue porte-filtres à
8 positions, le choix du matériau du détecteur,
le silicium et des hublots, le quartz, permet d'effectuer
des mesures de 300 à 1050nm. Parmi les 8 canaux potentiels,
5 filtres sont considérés comme standard, 440,
670, 870, et 1020nm consacrés à l'étude
des aérosols et 940nm pour la mesure du contenu en
vapeur d'eau, les 3 autres positions peuvent être adaptées
aux souhaits de l'utilisateur, une version de l'instrument
se sert d'ailleurs de ces trois positions pour mesurer l'état
de polarisation de l'atmosphère à 870nm. Une
sonde de température permet de corriger des éventuels
effets de température dans les canaux proche infrarouge.
Un micro-processeur permet de calculer la position du soleil
à partir de l'heure et des coordonnées géographiques
du site, la précision est de l'ordre du degré.
Un détecteur quatre quadrants permet ensuite de pointer
le soleil avec une précision d'un pas moteur. L'instrument
est parfaitement étanche, ce qui permet de diminuer
les risques de dégradation des filtres et de l'électronique.
Entre les séquences de mesures, l'instrument se positionne
collimateurs dirigés vers le sol. Un détecteur
d'humectation, exposé à la pluie permet de détecter
celle-ci et donc d'annuler la séquence de mesures afin
de ne pas exposer les entrées des collimateurs à
une possible contamination par les précipitations.
|
|