Rappelons
le principe de l’instrument. POLDER est un polarimètre
imageur CCD (Charge Coupled Device) grand champ (figure 1).
L’avancée technologique dans le domaine des semi-conducteurs
a permis, au cours de la décennie 1980, le développement
des détecteurs CCD et a donné le jour à
de nouveaux radiomètres tels que SPOT en 1986. Ce type
de capteur fournit le même type de mesures qu’un
scanner, mais en supprimant le balayage mécanique.
POLDER est ainsi le premier radiomètre spatial équipé
d’une matrice CCD (274x242 pixels). Il est également
équipé d’une roue porte-filtres (filtres
interférentiels par construction très stable
en passage air-vide) qui présente 16 filtres devant
la matrice CCD. A certaines longueurs d’onde, les filtres
sont doublés de polariseur et, dans ce cas, le même
filtre apparaît 3 fois avec des directions de polarisation
décalées de 60°.

Figure 1 : Schéma de l’instrument
Le système optique
est composé d’un objectif télécentrique
(figures 1 et 2) ce qui implique d’une part que les
filtres sont traversés sous incidence normale et d’autre
part que la pupille d’entrée asphérique
compense la variation naturelle de la luminance en cos4 q.
Cet objectif grand champ offre jusqu’à +/- 43°
d’angle de visée le long de petit côté
de la CCD, et +/-51° selon le grand côté.
La visée maximale, sur la diagonale de la matrice est
de +/- 58°, ce qui, compte tenu de la rotondité
de la terre, correspond, au sol, à +/-70°, pour
un satellite à 800km.
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Figure 2a : Vue de l’objectif
de POLDER
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Figure 2b : POLDER (à
droite) au cours d’un (version aéroportée)
étalonnage en polarisation devant la sphère intégratrice
(à gauche) et la boîte polarisante (au
milieu) |
Après avoir rappelé
le concept instrumental, nous allons maintenant présenter,
brièvement, le principe
de la mesure ainsi que le modèle radiométrique.
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